La CREMATION : HISTORIQUE

 


De tout temps, l’humanité s’est trouvée confrontée à la question souvent difficile à résoudre : le devenir des corps des défunts. Les procédés ont été variés, que ce soit la TERRE pour l’inhumation, l’EAU en Océanie ou en Inde, l’AIR  ou le FEU.

La pratique de la crémation remonte à la préhistoire où on en trouve des traces en Eure et Loir,  avec les sépultures mégalithiques bretonnes ou dans les Bouches du Rhône les basques, tardivement christianisés ont aussi largement pratiqué la crémation.

Au début de notre ère la crémation est généralisée en Gaule sous l’influence des Romains et des Germains. C’est Charlemagne qui, dans son capitulaire de 789 interdira la crémation des défunts dans son empire.

Après une première tentative en l’an V puis VII de la première République, de nouvelles initiatives pour sa réhabilitation verront le jour en 1874. Parmi ces pionniers du mouvement crématiste on notera les noms de MM. KOESSCHLIN-SCHWARTZ, Georges SALOMON, Emond ABOUT.

C’est le 4 novembre 1880 que naît la « Société pour la Propagation de la Crémation » qui comptait 420 membres dont 36 femmes. On y  retrouvait, auprès des noms déjà cités ceux de Léon GAMBETTA, Casimir PERRIER, Paul BERT, Victor SCHOELCHER….et bien d’autres dont la réputation a débordé nos frontières.
Enfin le 29 octobre 1887 fut adoptée la loi disposant que « Tout majeur ou mineur émancipé en état de tester peut déterminer librement les conditions de ses funérailles notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture ». C'est aussi en 1887 que voit le jour le premier crématorium en France, au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Au journal officiel du 16 mars 1930 parait la création de la « Fédération Nationale des Sociétés Françaises de Crémation »

 

La CREMATION  AUJOURD'HUI

Le mouvement crématiste s’est conforté au fil des années, fort aujourd’hui de  125 associations  regroupées au sein de la « Fédération Française de Crémation ».  La détermination de ces militants a participé au développement cohérent des équipements crématistes sur l’ensemble du territoire, à l’évolution des pratiques qui sont devenues moins contraignantes et à une meilleure compréhension de leur mission.

La loi de 2008, sur laquelle nous avions emis des réserves, reste largement à améliorer notamment pour obtenir une meilleure protection des familles (devis, fichier national des contrats obsèques) une implantation cohérente des équipements à venir (schéma régional des crématoriums) un respect des fondements de la laïcité (conservation des urnes dans les lieux de culte) la mise en place de comités d'éthique dans les crématoriums, voire  la possibilité de cérémonies civiles dans les communes (proposition de loi en cours).

Les associations ont rappelé ces exigences lors de leur Congrès 2015 à Blainville sur Mer.

Mise à jour 18 mai 2015